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Le quartier

Saint-Cyprien

Saint-Cyprien ( Sant-Subrà en occitan) est un quartier de la ville de Toulouse. Situé sur la rive gauche de la Garonne, il a connu un fort développement ces toutes dernières années.

Cet ancien faubourg de la ville de Toulouse, souvent inondé dans le passé, est réputé populaire, cosmopolite, vivant et convivial. Longtemps, le quartier fut laissé à la merci des eaux fluctuantes de la Garonne, comme en 1875 où le niveau de l'eau dépassa les 3,5 mètres, faisant plusieurs centaines de victimes. Le faubourg fut aussi la terre d'Asile de Gascons venus de l'ouest et le refuge des pauvres, des malades, des parias et des immigrés que le centre ville rejetait.

A partir de 1939, suite à l'exil consécutif à la Guerre civile espagnole, le quartier accueilli beaucoup de réfugiés civils et militaires.


Aujourd'hui, le métro donne au quartier une nouvelle fraîcheur, que les bars et autres nombreux restaurants de la place Saint-Cyprien exploitent à volonté. 
Le marché de la place Roguet, le musée d'art moderne des Abattoirs, la vitalité de la rue de la République lui confèrent aujourd'hui un charme de quartier urbain convivial que beaucoup envient.


Le quartier puise ses racines dans l'antique tradition de la reine Pédauque dont on ne connaît que des légendes et un aqueduc romain qu'on baptisa " aqueduc de la reine pédauque ". Pédauque signifie "patte d'oie" en occitan. Mais la place de la Patte d'Oie a peut être simplement reçu son nom à partir de sa configuration : une large avenue venant du centre ville via le Pont Neuf; cette avenue donne naissance à trois grandes voies en éventail (plus la petite rue de La Gravette).


Les vieux toulousains appelaient ce quartier populaire, avec une familiarité entendue, " Saint-Cypre ", les jeunes se contentant d'un " Saint-Cyp' " abrégé.
Ressources WIKIPEDIA

 

Varsovie (rue et impasse)

Cette ancienne rue du faubourg Saint-Cyprien hors les murs n'évoque pas la capitale de la Pologne. Ce nom, qu'elle porte depuis son origine inconnue, est en fait un patronyme très répandu à Toulouse et dans tout le Midi.

 

Les Verseby, Verssevin, Versavy sont nombreux... Brémond avait cru trouver l'explication : " Varsovie, dont l'étymologie est Berso-bi (verse-vin) lui vient des chais remplis de vin qui se trouvaient à cet endroit, servant d'entrepôt… " En 1914 on avait proposé de " restituer " la vrai forme du nom : rue Berso-bi ! (Extrait du dictionnaire des rues de Toulouse de Pierre Sallies)

 

Suite au changement des plaques en décembre 2005, le "de" disparu, leurs nouvelles appellations devenant rue Varsovie et impasse Varsovie. En janvier 2006, interrogé sur l'origine exacte du nom de ces voies, Mr Diebold ancien Maire de quartier , nous informa que la Commission des rues réunie fin 2005 à laquelle assistait Monsieur Gastou, avait statué en s'appuyant sur une étude de Jean Coppolini fournie par les Archives Municipales.


Son étude donne la note suivante: "Cette rue s'est appelée rue Versely (ou Versobi) à la fin du XVII° siècle, rue Conservation à l'An II (1793-1794), rue de Varsovie en 1860. Elle doit son nom au nom d'un habitant de la rue au XVII°, Nicolas Versevi."

 

Hôpital de Varsovie 

Mémoire de la Résistance

Les guerilleros FFI ont créé l'hôpital de Varsovie  Fondé en 1944 par les résistants républicains espagnols, cet hôpital toulousain - qui porte aujourd'hui le nom du Professeur Joseph Ducuing - demeure le symbole de leur engagement dans les maquis et les armées de la France libre. 


L'hôpital de Varsovie, au cœur du quartier Saint-Cyprien à Toulouse, fut créé par l'état- major de l'Agrupacion de guerilleros espanoles FFI de Toulouse au mois de septembre 1944, dans un château dont il a conservé la façade. Sa création dans l'urgence correspondait alors à la nécessité de traiter les blessés provenant des unités de guérilleros ayant combattu les nazis, et soigner les affections consécutives à la dure vie dans les maquis. Il recevra aussi les soldats républicains espagnols blessés en octobre 1944 durant l'opération "Reconquista de Espana" au Val d'Aran.

Le 31-mars 1945, les 12.000-guérilleros FFI incorporés dans les onze bataillons de sécurité français sont démobilisés. L'hôpital militaire devient alors un hôpital soignant les civils. Cet hôpital restera la propriété de l'Amicale des anciens FFI et résistants espagnols et ce jusqu'au 7-octobre 1950.

C'est à cette date, dans un climat de guerre froide et de chasse aux sorcières, que l'Amicale des anciens FFI et résistants espagnols, considérée comme "association étrangère" et suspecte d'être "politiquement subversive", est dissoute par arrêté du ministre de l'Intérieur Henri Queuille. En oubliant les sacrifices consentis par ces "étrangers" engagés aux côtés de la France libre. Spolié par cette sanction politique infondée, dans l'intérêt des malades, le 31-octobre 1950, le conseil d'administration de l'Amicale des anciens FFI et résistants espagnols confie l'hôpital au professeur Joseph Ducuing..

Le 13-septembre 1950, est constitué la société anonyme Société nouvelle hôpital Varsovie, à laquelle l'Amicale est contrainte de céder ses équipements, par acte notarié du 6-janvier 1951. Le 20-juillet 1955 est constituée l'association à but non lucratif des Amis de la médecine sociale, qui assurera la gestion de cet hôpital par bail consenti par le propriétaire des murs, la Société nouvelle hôpital Varsovie.

 

Un symbole 
Le 3-novembre 1976, par décret interministériel, l'hôpital Joseph-Ducuing, sur sa demande, est intégré au service public hospitalier. Enfin, par arrêté préfectoral du 12-avril 1982, la Société nouvelle hôpital Varsovie SA est dissoute après avoir fait don, à titre gracieux, de tous ses biens à l'association Les Amis de la médecine sociale, actuellement en place. 


Par son histoire, né d'un projet politique et social généreux, cet hôpital demeure le symbole de la communauté espagnole immigrée. Il rappelle que les républicains espagnols en exil après leur défaite dans l'honneur face au franquisme soutenu par les fascistes italiens et allemands, ont contribué, en première ligne à la libération de la France et, spécialement à la Résistance dans le Midi toulousain."
Article publié dans La Dépêche du Midi - Samedi 19 Juin 1999